En matière de collaboration pour les services météorologiques et climatiques en Afrique, l’exemple de la coopération entre l’Agence nationale de l’Aviation civile et de la Météorologie (ANACIM) et l’Agence satellitaire européenne opérationnelle pour la surveillance du temps, du climat et de l’environnement depuis l’espace (EUMETSAT) a fait l’objet d’une présentation au dernier jour de la 9e édition du Symposium AfriGEO à Dakar. Les débats ont été menés par Hervé Trebossen et Abdoulaye Diouf.
Le Chef du Service prévisions et réductions des risques à l’ANACIM après avoir présenté les missions de l’ANACIM est revenu sur le dispositif actuel utilisé par la météo nationale pour mener à bien ses missions. Cela va des stations météorologiques, des pluviomètres et radars comme celui en bande C à AIBD, un radar bande X à Diamniadio, un autre radar bande C à Saint-Louis, une bouée marine à Mbour et des supercalculateurs.
Pour Abdoulaye Diouf l’utilisation des données satellitaires constitue un outil précieux d’aide à la prise de décision en matière de planification, d’actions anticipatives, d’alertes et de réponses aux catastrophes. Les radars satellitaires sont en effet indispensables dans la prévision immédiate et celle basée sur les impacts comme les inondations. Les perspectives de la collaboration avec des partenaires comme EUMETSAT vont vers l’utilisation des données géospatiales au-delà de l’intégration de l’IA dans la production d’informations météorologiques et climatiques.
Le Pr Cheikh Mbow, Directeur général du Centre de suivi écologique (CSE) qui a organisé cette édition d’AfriGEO du 7 au 9 octobre 2025 s’est réjoui de la participation de l’ANACIM et la présence de la Directrice de la Météorologie, Dr Aïda Diongue Niang.